Jeux de société

Productions Katharsis : des jeux encrés dans la « pop-culture »

productions Katharsis

Nouvel exposant 2016 au Salon du jeu et du jouet, les Productions Katharsis seront présentes pour vous faire découvrir leurs jeux de société très axés sur la « pop culture ». En attendant de les découvrir les 19 et 20 novembre, voici un avant-goût de ce qu’ils font. Entrevue avec François-Xavier, cofondateur des Productions Katharsis.

Quand est-ce que les Productions Katharsis ont vu le jour et pourquoi?

Ça a vu le jour il y a presque 4 ans. Mon ami Max, cofondateur et webmestre avait créé un jeu de plateau qui s’appelle Tampica. Moi à l’époque j’étais en Ontario et je travaillais sur New Eden. Quand je suis revenu à Montréal, on avait deux jeux de société. Nous avons donc décidé de partir une maison de productions de jeux.

Quelle différence faites-vous entre la maison de production et d’édition?

On a choisi le nom Productions Katharsis pour se laisser plus de latitude et éventuellement faire d’autres choses que du jeu de société.

Parce que vous faites aussi de l’animation?

Oui, on fait de l’animation puis on a également réalisé des grandeurs nature pendant plusieurs années, mais on n’en fait plus. On a arrêté pour se consacrer aux jeux de société qui nous prennent en ce moment tout notre temps.

Vous éditez différents jeux de société, vous en avez trois dans votre catalogue, peux-tu nous en parler un peu plus?

Oui effectivement on a trois jeux présentement.

Le premier c’est «La route vers New Eden», qui est un jeu post-apocalyptique inspiré des livres dont on est le héros et les jeux de rôles en général. Le jeu se déroule dans un monde post-apocalyptique, au croisement entre Fall Out et Walking Dead. Les mécaniques du jeu sont très faciles et une partie dure environ 1h00. Il présente également l’avantage de pouvoir se jouer en solo, en compétition ou en coopération. C’est un jeu modulable.

tempica

Notre deuxième jeu c’est Tampica. Un jeu qui se déroule durant la révolution mexicaine. Le but est de construire la ville de Tampica qui va servir de place forte aux forces révolutionnaires. Chaque joueur est un investisseur qui doit développer la ville et c’est celui qui aura eu la plus grande implication dans la ville qui se verra confier la gestion de celle-ci par le général à la fin de la partie. On est vraiment dans de la gestion de ressources. Autant New Eden est un jeu de chance et d’aventures, autant Tampica se joue dans la stratégie et la réflexion. Il se joue de 2 à 5 joueurs. Une partie dure entre 1h00 et 1h30.

Et, notre troisième jeu, un jeu que nous avons édité (puisque l’auteur était extérieur aux Productions Katharsis) c’est Dernier Épisode, d’Antoine Joie. On est dans un jeu d’improvisation narrative. Le jeu donne des guides sur lesquels les joueurs inventent des histoires. Le thème est assez simple : c’est celui d’un super héros à la retraite qui joue au Poker avec ses amis et ils parlent du bon vieux temps, mais ne s’entendent absolument pas. Donc on raconte les exploits de son super héros et les autres joueurs contre-disent cela à l’aide de leur imagination et des différentes composantes du jeu. Il se joue aussi de 3 à 6 joueurs et une partie dure de 1h00 à 1h30.

dernier episode

Comment choisissez-vous les jeux que vous éditez?

Pour nous c’est d’abord une question de thème. On cherche des thèmes forts dans la pop culture : le post-apocalyptique, les super héros, les cowboys… Si des auteurs viennent nous trouver avec jeu sans thématique forte, on va plutôt le diriger vers un autre éditeur. Aussi, il y a le travail avec l’auteur. Il faut qu’on s’entende bien avec lui, qu’il soit ouvert à la discussion… Certains auteurs vont voir un éditeur avec un jeu qu’ils pensent final et ne veulent plus y toucher. C’est souvent mauvais signe. Les éditeurs mettent beaucoup de temps et d’argent dans les projets donc c’est certain qu’il va y avoir des choses à améliorer pour franchir ce cap.

Comment t’est venue l’idée de créer New Eden?

Depuis que j’ai 10 ans, j’écris des jeux de rôles qui n’ont jamais été publiés, mais j’y jouais avec des amis. Je suis parti du jeu de rôle papier, pour passer organisateur de grandeurs nature et maintenant aux jeux de société. Pour moi c’est une suite logique.

Et pourquoi cette thématique post-apocalyptique?

Parce que c’est une thématique qui me tient très à cœur. J’ai organisé le premier grandeur nature post-apocalyptique qui s’appelait Soleil Noir et j’ai aussi collaboré à certains projets du genre.

new eden

Quelles sont les nouveautés à venir pour les Productions Katharsis?

Normalement pour le Salon du jeu et du jouet on devrait avoir notre nouveau jeu Mojo Samuraï qui simule une bataille entre divers clans de Samuraïs dans un Japon féodal. Le jeu est inspiré du Go et du Uno. On est encore dans une thématique et une mécanique de jeu différente des 3 jeux que nous avons produits. On est dans un jeu où les joueurs ont une main avec des cartes et ils doivent associer leurs cartes afin d’en faire des séries qui vont leur permettre de placer leurs troupes sur le champ de bataille. Au niveau visuel on sera entre le Manga et la BD européenne.

Parles-nous des autres services que vous proposez?

On propose un service d’animation qu’on ne pousse pas encore. Par contre, on pousse le côté « coaching » de créateurs de jeux. À défaut d’éditer un jeu, parce que nous sommes limités dans notre capacité de production pour le moment, on peut souvent accompagner les jeunes auteurs dans leur processus de création. On prend le jeu, on fait des rencontres avec l’auteur, on joue au jeu et on fait un compte rendu détaillé. C’est un service-conseil. On a aussi un service de rédaction et correction de livret de règles. Enfin, on offre la possibilité de créer des prototypes pour les jeunes auteurs.

C’est quoi un bon jeu pour toi?

C’est jeu ou je m’amuse. Personnellement, c’est plus l’ambiance, le fun qu’on peut avoir autour du jeu avec des amis. Il y a des jeux qui avec les bonnes personnes sont vraiment plaisants à jouer, puis avec d’autres personnes on passe un moins bon moment. Ça dépend avant tout des personnes autour de la table avec qui tu partages l’expérience.

Quel jeu aurais-tu aimé avoir créé?

Le jeu de rôle «Stormbringer», car c’est l’un des meilleurs jeux de rôle ou «Terra Mystica». À avoir créé ce jeu-là, je me péterais les bretelles (rires). Le jeu est tellement beau, on sent l’expérience qu’il y a derrière la création. La mécanique est complexe, balancée et élégante.

As-tu un mot à ajouter pour terminer?

On est toujours ouvert à avoir des commentaires sur nos jeux. On est très content de notre service pour les auteurs qui est assez unique au Québec et nos jeux sont fabriqués 100% au Québec.
J’invite tout le monde à venir nous voir au Salon et nous suivre sur Facebook. Et puis, pour terminer : ACHETEZ NOS JEUX! (rires).

Le Randolph, bien plus qu’un pub ludique!

Depuis maintenant quelques années, plusieurs endroits ludiques ont vu le jour. Le tout premier au Québec fut le Randolph Pub Ludique situé dans le Quartier Latin à Montréal. Nous nous sommes entretenus avec l’un des copropriétaires, Joël Gagnon.

Comment a débuté l’aventure du Randolph? D’où vous est venue l’idée d’ouvrir un pub ludique?

C’est mon frère Francis (fondateur de Sociojeux) qui m’a introduit aux jeux de société contemporains. Toutes les semaines, il me faisait essayer de nouveaux jeux meilleurs les uns que les autres. J’ai tellement apprécié l’interaction sociale que les jeux permettaient que j’ai décidé de dédier ma vie à faire jouer les gens. Je suis donc devenu animateur à mon compte. J’avais des contrats un peu partout à Montréal et j’organisais des soirées de jeux hebdomadaires à la Récréation. C’est d’ailleurs là que j’ai rencontré mes futurs associés, Justin et Benoît. Nous nous sommes rendu compte que la meilleure façon de séduire les gens était en ouvrant un bar où l’animation de jeux était à l’honneur. Nous avons eu la chance dans le processus de développement de rencontrer Normand D’amour, le comédien, qui partageait notre passion et avait le même rêve d’ouvrir un bar de jeux.

Quelle a été la réaction du public lors de l’ouverture du Randolph?

Dès le départ, le niveau d’achalandage était bon et a toujours été croissant, même si ce n’était jamais rempli à pleine capacité. Lors de la période des Fêtes en 2012, il y a eu une explosion de l’achalandage. Cela nous a permis de faire des acquisitions qui nous ont permis d’améliorer le pub de mois en mois puisqu’au départ, c’est avec les moyens du bord que le Randolph est né. La première année a été très difficile puisque nous devions gérer le pub et l’engouement que celui-ci créait. Nous devions nous adapter rapidement à la demande des clients. Nous avons donc dû apprendre rapidement.

Pub le Randolph

Crédit photo: Le Randolph

Lors de notre entrevue avec les propriétaires de la Revanche, ils nous ont mentionné que la totalité des jeux de société qui composait la bibliothèque de jeux de leur établissement faisait partie de leur collection personnelle. Est-ce que ce fut le cas pour le Randolph également?

Oui tout à fait. Au total, c’est 700 jeux que nous avons donnés à l’entreprise.

À quoi peuvent s’attendre les clients lorsqu’ils vont au Randolph?

Lorsque les gens arrivent, ils se font désigner une table en fonction de la taille de leur groupe. Par la suite, une serveuse vient s’occuper d’eux en prenant leur commande de boisson et/ou de nourriture. Par la suite, un animateur prend en charge le groupe, pose des questions clés pour pouvoir choisir le bon jeu. Il explique les règles aux clients. Ensuite, les clients explorent plusieurs jeux en fonction de leurs préférences.

Y-a-t-il des différences entre vos succursales du Quartier Latin et de Rosemont?

Oui. Depuis quelques mois, un nouveau Randolph a vu le jour à Rosemont. Ce qui différencie les deux pubs, outre l’emplacement, c’est l’espace beaucoup plus grand, le style plus nordique et l’offre de nourriture beaucoup plus vaste. Par exemple, à Rosemont il est possible de commander des côtes levées, tandis que celui du Quartier Latin offre des repas plus simples comme du macaroni au fromage et des paninis. Nos deux pubs offrent les mêmes excellents «drinks» comme notre délicieuse sangria ainsi que nos cocktails signatures. Malgré l’ouverture du Randolph à Rosemont et le fait qu’il est possible de réserver, celui du Quartier Latin ne dérougit pas. Il y a de plus en plus de touristes qui viennent au Quartier Latin tandis que notre clientèle montréalaise se déplace à Rosemont pour ne pas avoir à attendre en file d’attente.

Le Randolph

Crédit photo: Le Randolph

Est-il trop tôt pour parler d’ouverture pour une troisième et même une quatrième succursale?

Oui. Nous allons attendre un peu et nous assurer que la popularité du pub à Rosemont ne soit pas un feu de paille. Nous sommes portés à penser que non. Nous aimerions ouvrir un Randolph sur la Rive-Sud et un autre sur la Rive-Nord de Montréal. À suivre…

Plusieurs parlent de l’âge d’or dans le milieu du jeu de société? Qu’en pensez-vous?

Selon moi, le «hype» du jeu de société a débuté il y a environ 5 ans. Cependant, c’est beaucoup plus long que d’autres milieux avant que ça devienne viral. Par exemple, lorsqu’un film sort au cinéma, le bouche-à-oreille se fait beaucoup plus rapidement que lorsqu’un nouveau jeu sort puisqu’il existe beaucoup moins de pub ludique que de salles de cinéma. Pour cette raison, entre autres, j’aurais tendance à dire que nous sommes actuellement dans la phase embryonnaire de l’âge d’or. Je pense que l’effet Randolph se fait sentir dans tout le Québec. Nous aidons le milieu à prendre de l’ampleur. Ça nous fait vraiment plaisir puisque c’est ça la mission du pub.

Comment expliquez-vous cet intérêt croissant pour le jeu de société?

C’est simple, les jeux sont meilleurs! Ils sont moins longs, plus simples, plus challengeant et plus beau. Tout cela mis ensemble fait en sorte que les gens ont plus de plaisir à jouer et que de plus en plus de gens y jouent.

Y-a-t-il des nouveautés sur lesquelles vous travaillez?

Oui tout à fait. Nous avons créé la caravane ludique. Cela nous permet d’aller animer dans les festivals, les parcs, les campings, etc. Nous avons sélectionné des jeux qui s’adaptent bien à l’extérieur. Par exemple, pendant que je vous parle, notre caravane ludique est au Mondial de la bière. Comme on vend des jeux à même la caravane, les gens qui veulent acheter le ou les jeux qu’ils découvrent peuvent le faire. Aussi, je suis heureux de dire que nous offrons une sélection de jeux en location depuis peu à la Boutique Randolph dans Villeray à Montréal.

Vous faites partie de l’équipe de création de «l’Osti d’jeu». Comment vous est venue l’idée de créer ce jeu?

Nous nous sommes inspirés de la mode pour ce type de jeu. Ce n’est pas seulement populaire ici. Il en existe dans plusieurs pays comme en Russie, en France et en Allemagne. Nous voulions faire le jeu avec une identité québécoise très forte pour que les gens soient fiers d’y jouer.

Vous êtes également l’auteur du jeu «Tue. Fourre. Marie.» D’où vous vient ce goût pour la création de ce type de jeu?

Ça vient tout simplement des observations que je fais au Randolph. Il suffit d’écouter ce que les gens disent. Les gens veulent avoir du plaisir et rire. Et justement, comme ce sont des adultes, ils sont capables de comprendre qu’il s’agit d’un jeu qui ne se prend pas au sérieux. D’ailleurs, tous les éditeurs sont en train de faire des versions «adultes» de leur jeu de party.

Quelles sont les nouveautés à venir?

Mis à part de l’extension secrète de cet automne, il n’y a pas d’autre projet pour cette année. Mais, restez à l’affut pour 2017, nous sommes en train de développer un nouveau jeu qu’on aime beaucoup!

Qu’est-ce que les visiteurs du Salon peuvent s’attendre de voir et faire à votre kiosque?

Bien évidemment, il y a l’extension Souvenir qui vient d’arriver pour l’Osti d’jeu. Il y a une nouvelle extension dont nous sommes extrêmement excités, qui est encore secrète pour le moment. Nous aurons aussi, trois nouveaux jeux que l’on importe de l’Allemagne. Mahé, Ciao Ciao et Die Fiesen 7 (Les 7 vilains). On a entré dans notre catalogue de distribution la semaine dernière le jeu de quilles finlandaises fabriqué par la compagnie Ste-Sauvage. C’est un produit fait à la main ici au Québec avec du bois recyclé.

Extension souvenir

Crédit photo: L’Osti d’jeu

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