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À Double Tour : parviendrez-vous à vous évader!

jeu d'évasion

Entrer dans une pièce et s’y faire enfermer sans savoir comment en sortir, ça vous tente? Rencontre avec Alexandre et Myriam, fondateurs de À Double Tour, un jeu d’évasion complètement immersif!

à double tour

Pouvez-vous nous expliquer ce qu’est un jeu d’évasion?

Le but d’un jeu d’évasion c’est de réussir à sortir d’une mission thématique grandeur nature en 60 minutes. Les participants peuvent fouiller partout, déplacer des objets, des meubles dans le but de trouver des codes, des énigmes pour ouvrir des cadenas et des portes. Au final, il y a plusieurs étapes et le but est de sortir de la mission.

Combien avez-vous de missions thématiques chez À Double Tour ?

On a trois thématiques avec comme force, l’immersion. Pour chacune, on essaye de recréer une ambiance qui s’approche le plus près possible de la réalité. On a donc une prison, qui vous plonge dans une cellule délabrée des années 50 et qui fait penser un peu à Alcatraz. Ensuite, nous avons Pandémie qui plonge le joueur dans un laboratoire scientifique avec une ambiance de style Resident Evil. Et, enfin, notre dernière mission, Au Pays des Merveilles, basée sur l’histoire de notre chère Alice dans un monde loufoque et perturbant.

pandemie

D’où vous vient cette passion pour les jeux d’évasion?

Alex : En fait Myriam et moi avons fait un « escape game » à Montréal en 2014 pour ma fête. On a vraiment accroché sur le concept. La soirée même, on discutait de la possibilité de se lancer dans les jeux d’évasion et petit à petit, nous avons développé notre plan d’affaire.
Myriam : À la base, on a adoré l’activité et plus on en parlait, plus on a trouvé des idées pour amener le concept plus loin. Puis on avait tous les deux des qualités pour se lancer dans cette aventure. Alex travaille dans le domaine du jeu vidéo et connait bien tout ce qui touche à la dynamique de jeu et moi j’ai étudié en comptabilité et technique de scène donc l’entreprenariat et l’aspect décoratif et mise en scène me correspondaient bien.

Qu’est-ce qui distingue À Double Tour des autres jeux d’évasion?

C’est vraiment le côté immersif de nos missions. On mise sur une immersion totale pour que les participants se sentent comme les héros d’un film. Dans nos missions, les gens ont une référence directe de par la thématique et les références qu’ils ont.
Puis, sans vendre de punch, toutes nos missions sont sous forme de parcours. Il n’y a pas qu’une seule pièce par mission…

Parlez-nous d’une expérience de jeu type chez À Double Tour ?

À la base, les joueurs vont être accueillis par des gens exceptionnels. Après on laisse un 5 à 10 minutes pour qu’ils se préparent (on a des casiers). Ensuite, on donne quelques recommandations de choses à faire et à ne pas faire. Puis le maître de jeu vient chercher les participants, les emmène dans la mission avant que les portes ne se referment. À partir de ce moment le jeu commence. Ça prend toujours quelques minutes d’adaptation car les joueurs n’ont pas de consignes, n’ont pas de mandat. Donc il faut qu’ils cherchent et commencent à trouver les énigmes. À la fin, ceux qui ne réussissent pas restent pris dans la mission à tout jamais…(rires).

escape game

Est-ce qu’il vous arrive d’adapter vos énigmes parce qu’elles sont trop complexes ou trop faciles?

C’est un processus d’adaptation continu. Au niveau de nos missions on essaye de viser un 3% de taux de réussite à la première visite. On adapte donc le tir en fonction de la difficulté ou du sens des énigmes qui ne sont pas toujours bien comprises. À date, on n’a pas dû changer tant d’énigmes que ça.

Pourquoi mettre un taux d’évasion à seulement 3%?

On veut que ça reste difficile. On veut que les gens qui sortent des missions se sentent spéciales. Suite à notre dernier sondage, la majorité des gens ont trouvé nos missions très difficiles mais, en même temps, ils ont répondu qu’ils aiment ça. C’est le côté « challenge » que les joueurs apprécient, faire partie de ce 3%. En même temps, les 97% des gens qui n’ont pas réussi, ils ne se sentent pas dévalorisés. Ils font partie de la grosse majorité puis il y a quand même un sentiment d’accomplissement. À l’origine, c’était ça les jeux d’évasion.

Comment crée-t-on un jeu d’évasion ?

À la base, il faut une bonne idée de concept. Nous on s’inspire d’un film qui nous a marqué et bien ancré dans la culture populaire. Après, soit on part d’une énigme qu’on veut placer dans le jeu et on construit autour, soit on part du décor et de l’ambiance pour créer les énigmes. On va creuser les détails des décors, des accessoires et des énigmes pour qu’il y ait un lien avec la mission. Par exemple, s’il y a un livre, ça sera en rapport avec la thématique, l’époque, le style, etc. C’est une communion entre les énigmes et les décors.

Est-ce que vous apportez régulièrement des nouveautés ?

À Double Tour est ouvert depuis 8 mois. Là on a ouvert notre dernière mission « Au Pays des Merveilles ». Avec l’Halloween en octobre, on va transformer complètement une de nos missions pour ceux et celles qui auraient déjà tout tenté chez nous et intensifier la mission Pandémie pour les amateurs de frayeur.
Par la suite, nous avons les versions 2 qui arrivent. Un peu comme dans les films il y aura une suite ou des « prequels ». Ceux qui auront déjà fait les missions ne vont pas les reconnaitre.
Nous allons aussi développer davantage le côté corporatif en invitant les entreprises à venir faire des activités de « team building » et des événements corporatifs. C’est excellent pour apprendre à connaitre son équipe et collaborer dans un but commun avec obligation de communiquer pour réussir. Ils doivent travailler ensemble pour réussir, comme dans une entreprise.

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Qu’allez-vous présenter Salon du jeu et du jouet?

Les visiteurs vont pouvoir tenter une mini mission, une mission plus pour adulte (15 ans et plus) qui durera entre 10-15 minutes. Ça sera un petit aperçu des jeux d’évasion que nous proposons. On va faire la promotion de notre nouvelle mission avec Alice et le Chapelier fou qui seront là pour les plus jeunes avec quelques surprises.

Une dernière question : côté films d’évasion, vous êtes plus Saw ou Cube?

Myriam : Cube pour le décor/l’environnement et Saw pour l’histoire et les personnages tordus. Si j’avais à choisir, j’avoue avoir un faible pour Saw.
Alexandre : Le côté mystérieux et vraiment déstabilisant de sortir d’une pièce et d’entrée dans une pièce identique ou presque qu’offre le cube. L’ambiance à saveur d’horreur et les choix ultimes que les personnages doivent prendre dans saw sont également des aspects intéressants. En somme un mélange des deux saveurs, la poutine des films d’évasion ☺

Pour en savoir plus sur À Double Tour, rendez-vous sur leur site web ou leur page Facebook.

Katag : le jeu d’épées-mousse et bien plus!

Katag

Parmi les nouveaux exposants présents au Salon du jeu et du jouet en 2016, Katag présentera aux visiteurs son jeu de cartes et d’épées-mousse. Rencontre avec François Moffet, l’un des créateurs de ce jeu.

Pour commencer, peux-tu nous parler de Katag?

Nous sommes deux anciens éducateurs en service de garde et on a un jour fabriqué des épées en styromousse dont l’objectif était d’amuser les enfants avec lesquelles on travaillait. Graduellement, nous avons créé un système de jeu de tag par équipe. Katag, c’est avant tout une activité sportive d’épées-mousse. Puis, d’autres écoles nous ont appelées, car notre clientèle cible c’est les 5 à 12 ans. Après 4-5 appels, nous avons décidé de démarrer une compagnie d’animation avec épées, arcs et boucliers en mousse. On a donc commencé à se déplacer dans les écoles, les terrains de jeux et les fêtes d’enfants pour faire des animations.

Depuis ce temps-là, nous avons développé la compagnie et le jeu Katag à Québec et Montréal avec des représentants au Saguenay, à Gatineau, à Sherbrooke et à Drummondville.

Katag

Quelles sont les règles du combat d’épées Katag?

En gros, il y a deux équipes qui s’affrontent. Chaque joueur a une épée en mousse, un dossard et des lunettes de protection. La première équipe qui élimine tous les joueurs l’équipe adverse en les touchant marque un point. Après, on joue plusieurs parties en fonction de la durée de l’animation. L’équipe qui marque le plus de points gagne.

Ça, c’est la base. Après, nous ajoutons des personnages, des variantes et items spéciaux : le mage peut délivrer des joueurs mis hors jeu, puis on ajoute d’autres objets comme des boucliers et des arcs.

Vous avez aussi lancé il y a quelques mois un jeu de cartes à jouer, peux-tu nous apprendre un peu plus?

On a commencé à développer un jeu de cartes il y a deux ans sur base des jeux de cartes Magic, Pokémon, Yu Gu Oh… qu’on a simplifié et adapté pour les 5 à 12 ans. On a créé un jeu accessible et familial. Deux joueurs s’affrontent avec une équipe de 4 héros. Ils utilisent des cartes d’actions et d’objets pour améliorer l’attaque et la défense de ces héros. C’est un jeu d’additions et soustractions il y a donc un aspect éducatif.

Aussi, quand tu achètes une boite de jeu (un deck) il y a tout ce qu’il faut pour jouer avec quelqu’un d’autre contrairement aux jeux de cartes de type Magic où l’autre joueur doit aussi posséder un deck de cartes.

Et puis, le jeu est conçu pour que les parents, autant que les enfants, y trouvent du plaisir. Il est vraiment simple à jouer. Il suffit de regarder notre vidéo de 5 minutes pour comprendre les règles et commencer à jouer.

Pour le moment, il y a deux équipes (feu et terre). Présentement, nous travaillons sur un nouveau deck : celui de la nature avec une nouveauté à prévoir : des compagnons animaux.

Cartes Katag

Combien de joueurs de Katag avez-vous actuellement?

On compte un peu plus de 500 joueurs pour le jeu de cartes, mais on anime environ 55 000 enfants dans la province au jeu d’épées-mousse chaque année.

Y a-t-il une complémentarité entre les deux jeux?

C’est le même concept d’affrontement entre deux équipes avec des variantes stratégiques. On retrouve aussi des personnages du jeu de cartes dans l’animation. Par exemple, Furios, du jeu de cartes, est un personnage que nous avons introduit dans l’activité sportive.

Tu parlais d’un côté éducatif à Katag, peux-tu nous en dire plus?

C’est la seule activité sportive qui intéresse tous les types d’enfants, intellectuels compris, car ce n’est pas un sport à objet unique. Par exemple, si tu n’es pas doué au basketball, il est difficile pour toi d’être impliqué dans le jeu. Il est difficile d’avoir accès au ballon. Alors qu’avec Katag, tout le monde a son épée et est impliqué dans le jeu en permanence. Ensuite, c’est un jeu où les valeurs sont importantes. On encourage l’esprit sportif, l’honnêteté et le respect.

Côté création, qui s’occupe du développement du jeu de cartes?

En ce qui concerne la mécanique du jeu, c’est Katag avec l’aide externe de Stéphane Leblond, Jimmy Goyette pour le graphisme et Laura Csajaji aux dessins.

Katag image

Sinon du côté de l’épée-mousse vous innovez aussi?

Katag a conceptualisé et développé sa propre épée en mousse injectée, utilisée lors de nos animations.
On travaille à moyen terme pour avoir un lieu dédié au Katag avec une boutique. Un centre d’amusement familial en quelque sorte.

Dernière question, en parlant d’épées est-ce que tu es plus Zorro ou D’Artagnan?

J’irais avec D’Artagnan. Il est associé à la France, pays que j’aimerais visité.

Un autre manieur d’épée que tu apprécies?

Inigo Montoya. Un personnage du film ‘’La princesse bouton-d’or’’. Un film culte que j’ai dû écouter 10 fois.

Vous retrouverez Katag lors du salon avec une zone de jeu d’épées-mousse et un espace dédié au jeu de cartes.

Crédits photos : Katag

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