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Distribution Dude: à la conquête de l’Amérique

Logo Distribution Dude

Pour en arriver à l’achat d’un jeu de société, il y a plusieurs acteurs qui sont impliqués dans le processus. Il y a l’auteur, les éditeurs, les distributeurs et les détaillants. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec Chantal Campagna, copropriétaire de la compagnie de distribution, Distribution Dude.

Comment devient-on/choisit-on de devenir distributeur de jeux de société?

J’ai commencé à faire mes classes au Valet d’cœur comme caissière pour ensuite devenir acheteuse et terminer au niveau de la distribution. Je trouvais que j’avais fait le tour là-bas. Quelque temps après mon départ, je me suis faite contacter par des fournisseurs français. Ils désiraient continuer de travailler avec moi pour la distribution. Je n’y ai pas réfléchi longtemps. J’ai tout de suite décidé de lancer ma compagnie de distribution de jeux de société avec deux amis. Distribution Dude est né à ce moment. Cinq ans plus tard, on est encore là!

Comment choisissez-vous les jeux que vous distribuez? Quelle est la ligne maîtresse que Distribution Dude décide de suivre pour distribuer un jeu?

Quand on s’engage auprès d’un fournisseur pour distribuer ses jeux, on distribue toute sa ligne et pas seulement ses gros titres. En retour, on lui demande l’exclusivité du marché canadien en ce qui concerne la distribution. Comme c’est rare qu’un éditeur fasse mouche à son premier jeu, on n’a pas le choix de regarder le potentiel, la qualité de son travail et sa personnalité. On veut travailler avec des personnes avec qui on a du plaisir. Quand on les rencontre, on se demande si on va avoir le goût de travailler avec pendant plusieurs années. Son jeu peut être bon, mais l’attitude que la personne dégage peut faire en sorte qu’on va choisir de ne pas le distribuer. Mais on ne choisira pas de distribuer un jeu pas bon si une personne est gentille. On recherche de bonnes personnes qui font de bons jeux. Après tout, on travaille dans le jeu, il faut bien avoir du plaisir!

Y-a-t-il un jeu de société que vous auriez aimé distribuer, mais qui vous a «échappé»?

Pas que je regrette encore. Il y en a qui nous ont échappé, mais qui finalement ont été des «flops». On s’est dit tant mieux! On a la chance d’avoir d’excellents fournisseurs qui font les bons choix!

Comment percevez-vous le milieu du jeu de société au Québec?

Actuellement, il y a un gros engouement. C’est un beau moment pour être dans le jeu de société. Tout le monde le redécouvre. Le mauvais côté de la médaille, parce qu’il y en a un, c’est que tout le monde essaie de tirer son épingle du jeu. Il y en a qui s’improvise blogueur ou vendeur après avoir joué à quelques jeux. Tout le monde veut avoir des pubs ludiques ou des boutiques en ligne. Trop de monde s’improvise expert pour pouvoir avoir sa part du gâteau. En même temps, ça donne beaucoup de visibilité au jeu de société.

À quoi est-ce que vous expliquez le succès des jeux de société?

Le Québec est, et à toujours été, une société de joueurs. Dans le temps, on était des familles nombreuses. On jouait tout le temps, que ce soit aux cartes, au Yum, aux poches ou au fer. Encore aujourd’hui, tout le monde sait comment jouer à la dame de pique ou au 31. L’engouement du jeu de société n’est qu’une continuité. Les jeux ont évolué et la société revient aux valeurs familiales. L’offre est plus grande et s’adapte mieux à la demande qui est différente. Par exemple, quand je vois des personnes jouer au Molkky, je vois des personnes qui jouent à la pétanque sous une nouvelle forme. Ce que j’aime du jeu de société c’est le mot société. Ça rassemble les gens. Quand je joue à «Brin de Jasette» avec des amis, l’idée c’est de passer du temps avec eux, en société.

Quel est l’effet sur la vente d’un jeu comme Colt Express, lorsqu’il remporte le Spiel de Jhares, l’As d’Or et le Lys Grand Public?

Ça aide. Mais Colt Express est un excellent jeu qui était voué au succès. Un Spiel ne sauvera pas un jeu ordinaire comme Keltis ou Torres. Plus personne ne se souvient de ces jeux. En tant que tels, les prix aident parce que les auteurs, les éditeurs et les distributeurs mettent plus de publicité sur ces jeux. Mais à la base, comme ce sont des prix qui sont pratiquement inconnus du grand public québécois, ça n’apporte pas vraiment grand-chose. Au Québec, le sceau d’excellence du magazine Protégez-Vous a plus d’impact que le Spiel parce que c’est plus connu de Monsieur-et-Madame-tout-le-monde.

Colt Express

Si vous pouviez avoir seulement 1 seul jeu de société, ce serait lequel?

Je dirais le jeu «Age of Steam» de Warfrog. C’est un jeu très prenant. Je dirais que c’est l’ancêtre des jeux de gestion et le premier jeu de train qui s’est démarqué sans avoir de crayon à l’intérieur. C’est un jeu qui est équilibré et qui ne pardonne pas. Si on fait une erreur, une farce ou pour écœurer un autre joueur, on est sorti du jeu.

Qu’est-ce qui attend Distribution Dude dans la prochaine année?

On est en pleine transformation. On a pleins de projets qu’on est en train de mettre en marche. Comme le milieu change, il faut qu’on s’adapte comme on le fait depuis le début parce que sinon ce sera la fin de Distribution Dude. Il faut trouver de nouvelles manières de faire des affaires. Sinon on vise le marché de l’Amérique au complet. Les États-Unis sont notre nouvelle cible.

À quoi peuvent s’attendre les visiteurs du Salon lorsqu’ils visiteront votre kiosque?

On entend présenter nos jeux phares. On va avoir une plus petite sélection sur laquelle on va mettre l’emphase. L’excellence vaut la peine d’être mise de l’avant selon nous. Les visiteurs pourront découvrir, notamment Colt Express, 10’ to kill, Sushi Dice, etc.

Sushi Dice

Vous pouvez être un seul super héros, lequel et pourquoi?

Je dirais Wolverine. Parce que j’aime ne pas respecter les consignes et et j’aime faire mes affaires comme je veux. J’aime trouver des gens envers qui je peux avoir confiance et accepter de travailler avec eux.

Pour plus d’information sur Distribution Dude et leurs jeux, veuillez visiter leur site Internet

Fourmidable: un an plus tard

Boîte Fourmidable

Il s’en passe des choses en un an. Nous avions rencontré les trois membres fondateurs de Sphere Games, une entreprise qui se spécialise dans la création de jeux de société. Ils étaient présents l’année dernière au Salon du jeu et du jouet pour faire connaître leur jeu Fourmidable et tenter d’atteindre leur objectif de campagne sur Kickstarter. Découvrez le chemin parcouru par ces trois entrepreneurs de la ville de Québec et les nouveaux défis qui les attendent.

Où en êtes-vous un an après le Salon?

Il y a eu beaucoup d’évolutions. Tout d’abord, notre campagne Kickstarter est évidemment terminée et notre objectif a été atteint. Terminé et atteinte. Suite au Salon, nous avons annulé la campagne Kickstarter initiale. Avec les commentaires reçus pendant le Salon, nous étions convaincus que c’était la bonne chose à faire. Nous avons donc fait passer notre objectif de 30 000$ à 10 000$. Nous avons terminé la campagne avec plus de 60 000$ d’amasser. L’annulation de la campagne était une décision purement marketing parce qu’une campagne atteinte aura plus de «backers» parce qu’ils sont certains que le projet se réalisera.

Quel a été l’impact de votre participation au Salon du jeu et du jouet?

Très bel impact. On a pu montrer notre produit. On a eu beaucoup de backers lors du Salon et nous sommes également passés à Radio-Canada. Niveau visibilité c’était bien. On s’est fait connaître du milieu également (blogues, hebdomadaires, etc.). L’impact au niveau de la ville de Québec a été excellent et nous avons eu  beaucoup de précommandes, et puis c’était l’fun en plus!

Créateurs de Fourmidable

Quelles sont les étapes à réaliser une fois que la campagne Kickstarter a été terminée?

En plus d’être notre première campagne Kickstarter, il s’agit également de notre premier produit. Il y a donc eu beaucoup d’ajustements à faire, surtout sur les figurines. De plus, c’était également la première fois que Panda, la compagnie qui produit notre jeu, devait créer des moules pour des figurines avec une base pivotante. On a également du ajuster nos visuels puisque nous ne savions pas que nous devions laisser du «bleed» sur nos images, pour les plis de boîtes notamment. Une fois que tous les détails sont réglés, on peut faire la demande pour obtenir une copie de préproduction, que nous avons eue à la fin du mois d’août. Une fois qu’on s’est assuré que tout est comme on le souhaite, on donne le feu vert pour la production à grande échelle pour faire parvenir le jeu à nos «backers» et commencer la vente et la distribution.

J’imagine que vous avez rencontré votre lot d’imprévus. Quels ont-ils été? Comment les avez-vous réglés?

Notre plus gros problème a été les bases tournantes des figurines. On a dû réfléchir à 10 options différentes. On a un ami qui est ingénieur en génie mécanique qui nous a grandement aidé en ce qui a trait au moulage 3D. Ça a été notre plus gros défi. Disons qu’on a appris sur le tas et qu’on a fonctionné selon le concept d’essais et erreurs.

Quand pourrons-nous nous procurer les premières copies de votre jeu Fourmidable?

Le jeu est toujours en précommade. Notre objectif est de l’avoir en vente pour le Salon du jeu et du jouet. Sinon, au plus tard pour la période des Fêtes.

Y’a-t-il eu des modifications entre la version Kickstarter et celle qui est produite présentement?

Compte tenu des contraintes, nous avons été obligés de faire quelques modifications esthétiques parce que c’était impossible à faire au niveau de la production. Toutefois, aucune modification en lien avec la mécanique du jeu n’a été changée. On a reçu plusieurs suggestions de nos «backers» sur Kickstarter.

Qu’est-ce qui attend Sphere Games pour fin 2016 et 2017?

Nous avons un deuxième jeu sur lequel nous sommes en train de travailler. Il se nomme Divercity. Cependant, l’objectif premier est de livrer Fourmidable dès que possible et de le commercialiser. Une fois la boucle bouclée pour Fourmidable, on se lancera à 100% dans Divercity. Les gens pourront encore nous suivre sur Kickstarter. La campagne de socio financement sera nettement mieux que la première. On a appris. Comme on vous l’avait mentionné lors de notre première entrevue, on a toujours l’objectif de faire un bon jeu par année.

Diver City

Pourquoi retourner sur Kickstarter pour votre second jeu?

Kickstarter nous permet une certaine proximité avec les gens. On a un «feedback» quasi instantané. Aussi, ça nous permet d’avoir accès à un marché mondial et pas seulement local. Par exemple, Fourmidable est déjà en Europe, en Asie, aux États-Unis et même en Australie.

À quoi le public peut-il s’attendre cette année lorsqu’il se présentera à votre kiosque?

On espère avoir reçu les copies de notre jeu Fourmidable. Si on les a reçus, les gens pourront évidemment s’en procurer. Aussi, on leur présentera la maquette de notre nouveau jeu Divercity. Notre kiosque sera deux fois plus grand que l’année dernière. Qui sait, peut-être que les visiteurs pourront y revoir notre mascotte!

Quel est votre personnage préféré du film Ant-Man? Pourquoi? (Ant-Man, Yellowjacket, Luis)

Simon Touzel : Je dirais Luis, l’ami mexicain d’Ant-Man. Les bouts où il raconte ses histoires valent à eux seuls le coup d’écouter le film.

Simon Beaudoin : Pareil comme Simon, Luis est trop drôle!

Maxime : Je n’ai pas encore vu le film … Je me sens mal… (rires)

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