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Bishop Games: faire la lumière sur les studios «indie»

bishop games

La ville de Québec est reconnue pour être un lieu de création dans le monde du jeu vidéo avec des compagnies comme Ubisoft, Frima et Beenox. Il existe également beaucoup de studios indépendants, connus sous le nom de studio «indie» dans le milieu. Nous avons eu la chance de nous entretenir avec l’un des cofondateurs de Bishop Games, Benoît Archer.

Parlez-nous de Bishop Games. Comment a-t-il été fondé?

Bishop Games c’est une vision, un désir de trois entrepreneurs, Mathieu, David et moi-même, qui veulent tenter leur chance dans le milieu du jeu vidéo. Outre David qui était programmeur chez Frima et Bkom, Mathieu et moi sommes des nouveaux dans le milieu. On a donc dû apprendre sur le tas. Je connais Mathieu depuis le secondaire et David a été présenté à nous par un ami commun. Une soirée autour d’une bière, Mathieu et David décidaient de démarrer le projet. Je me suis joint à eux quelques temps après. Au mois de mars, ça fera 3 ans que Bishop Games aura vu le jour.

Pourquoi avoir choisi le nom de Bishop Games?

La pièce du fou aux échecs est appelée bishop en anglais. On a choisi le nom puisque nous voulons faire notre propre chemin dans l’industrie, tout comme le fou aux échecs. En plus, les autres noms de domaine étaient déjà pris et on n’avait pas d’argent pour les acheter!

Pourquoi décide-t-on de créer un studio de jeu «indie»?

Évidemment, il faut être passionné par le jeu vidéo. Je me souviens que je jouais à Duke Nukem sur l’ordinateur avec mon père lorsque j’étais très jeune. Les jeux vidéo ont toujours fait partie de ma vie. Aussi, on aimait bien l’idée d’être notre propre patron. On peut donc créer les jeux comme on le veut, toujours en tenant compte du «feedback» que l’on reçoit.


Quels sont les jeux développés par votre studio?

Depuis la création du studio, on a fait quelques petits projets dans des concours, mais le projet principal depuis la création de Bishop Games, c’est Light Fall. Il s’agit d’un jeu de plateforme immersif en deux dimensions qui s’apparente à Mario Bros et Donkey Kong, mais Light Fall innove sur deux plans :
1- La mécanique du jeu présente une nouveauté originale. Le design de chaque niveau comporte une partie statique, mais chaque joueur crée son propre parcours puisqu’il contrôle sa propre plateforme sous ses pieds.
2- L’histoire prend une grande place. Grâce à Tim Simmons qui prête sa voix au hibou Stryx, le narrateur de l’histoire, il est en mesure de nous plonger directement dans le récit et rend le tout très immersif par le fait même.

Plateforme Light Fall

Comment se déroule le processus de création dans un studio indépendant?

C’est très personnalisé selon le studio. De notre côté, on a eu des emplois sur le «side» pour payer nos comptes. On a choisi de ne pas se verser de salaire et de tout réinvestir dans la compagnie jusqu’à tout récemment. Au niveau de la production, comme nous étions seulement trois (maintenant quatre depuis peu), si l’un de nous tombait malade pendant une semaine, c’est certain que notre horaire en était affecté. Aussi, comme la création de jeux est rendue plus accessible et qu’il y a de plus en plus de studios «indie», ça nous pousse à innover et à créer le meilleur jeu possible pour qu’il se démarque et que notre compagnie se démarque par le fait même.

Quel a été l’impact de votre campagne Kickstarter?

On se faisait dire que notre jeu était bien dans les différentes conventions dans lesquelles on le présentait. C’était toutefois plus difficile d’obtenir du financement, avec quelques tentatives infructueuses. Puis en 2015, on a tenté notre chance sur Kickstarter. La campagne a été menée à terme avec le dépassement de l’objectif de 20 000 $ que l’on c’était fixé. On s’est rendu compte que les gens étaient prêts à mettre de l’argent sur notre jeu puisqu’on a pu compter sur le soutien de 600 «backers». Ça nous a apporté de la crédibilité et de la confiance. Cette année, on continue de surfer sur la vague du Kickstarter. Tout d’abord, on a remporté le premier prix de Catapulte, un programme provincial qui a pour but d’accélérer le développement des studios de jeu indépendant, le tout assorti d’une bourse de 50 000$, d’un hébergement d’un an au Camp et d’un accompagnement d’Ubisoft pour le développement de notre jeu. Par la suite, notre jeu a été sélectionné par le Fond des Médias du Canada. Nous sommes l’un des 14 projets sélectionnés au Canada pour le programme Innovation-Expérimentation et nous en sommes très fiers.

Parlez-nous du jeu Light Fall?

C’est le jeu sur lequel on travaille depuis maintenant deux ans. Le joueur pourra choisir entre deux modes de jeu. Le premier mode est le mode histoire. Le joueur découvre alors un monde étrange où il fait toujours noir. Le joueur essaie de comprendre pourquoi il est là. Il tente de trouver des indices sur son passé tout en complétant les tableaux du jeu avec l’aide du narrateur. Le passé du personnage est directement lié avec la quête principale du jeu. Puis, on s’est rendu compte que notre jeu s’adapte très bien au «speed run», qui consiste a terminé chaque niveau et par le fait même le jeu, le plus rapidement possible. On a donc adapté chaque niveau à cet effet. Dans ce mode, il n’y a aucune histoire et on a ajouté des obstacles et des ennemis pour rendre le tout plus difficile, concluant le tout avec un tableau des meilleurs temps en ligne pour inciter la compétition.

Bishop Games Light Fall

Est-ce qu’il y a une version bêta disponible?

Il n’y a pas de version bêta présentement en vente ou disponible pour essai. La seule version disponible est celle que nous avons pour les conventions dans lesquelles nous sommes présents. Nous aurons une version en test dans les laboratoires d’Ubisoft en septembre. Si tout ce passe bien, nous aurons cette nouvelle version plus avancée pour le Salon du jeu et du jouet.

La sortie du jeu Light Fall est prévue pour …?

Juillet 2017 si tout se passe bien. On veut faire le lancement pour PC, PS4 et Xbox One en même temps.

Qu’est-ce que les visiteurs pourront voir à votre kiosque?

Évidemment, ils pourront essayer notre jeu. Aussi, nous essayerons d’avoir des t-shirts et autres cadeaux. Ultimement, ça nous fera plaisir de discuter avec eux!

Pour plus d’informations, veuillez visiter le http://bishopgames.com/

Crédit photo: Bishop Games

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  1. Pingback: Light Fall: 3 ans plus tard - Salon du jeu et du jouet

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